Points clés
- 01 Rappeur birman et fondateur du groupe ACID, Zeyar Thaw a utilisé la musique pour dénoncer la dictature militaire dans un pays où la parole libre était un crime.
- 02 Emprisonné six ans en 2008 pour ses paroles, puis amnistié et élu député aux côtés d'Aung San Suu Kyi lors de l'ouverture démocratique de 2011.
- 03 Arrêté après le coup d'État de 2021, torturé et condamné à mort lors d'un procès secret, il a été exécuté en 2022 pour avoir refusé de se taire.
De musicien à militant
Né à Yangon en 1981, Zeyar Thaw a fondé ACID, un groupe de hip-hop birman influent. Dans un pays où le discours politique est contrôlé, il a osé dire dans ses chansons ce que beaucoup n'osaient pas dire. Il a mis en péril sa brillante carrière pour faire passer son message.
Derrière les barreaux pour ses paroles
En 2008, la junte a fait taire sa voix afin que personne ne puisse l'entendre. Condamné à six ans d'emprisonnement pour avoir dit la vérité dans ses paroles. Zeyar Thaw n'a pas été emprisonné pour avoir commis des actes de violence, mais pour avoir écrit des vers audacieux et provocateurs.
Une voix qu'ils ne pouvaient pas étouffer
Même derrière les barreaux, Zeyar Thaw restait une menace pour le régime. Pas avec des armes, mais avec des idées. Amnistié en 2011, il a été élu député aux côtés de personnalités importantes comme Aung San Suu Kyi, devenant législateur pendant la brève période d'ouverture démocratique en Birmanie.
Pas de place pour la dissidence
En 2021, l'armée a pris le pouvoir. Le Parlement est tombé. Zeyar Thaw a été traqué et arrêté. Torturé et condamné à mort lors d'un procès secret.
Forts jusqu'à la fin
En 2022, il a été exécuté. Non pas pour ce qu'il a fait, mais pour avoir refusé de se taire.
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